Amazfit Cheetah 2 Ultra : précision FC testée en conditions réelles

L'Amazfit Cheetah 2 Ultra s'est imposé comme la montre running la plus sérieuse qu'Amazfit ait construite, et les résultats de précision cardiaque accumulés depuis son lancement commencent à dessiner un tableau cohérent. Trois protocoles distincts, trois résultats propres. C'est pas fréquent pour un capteur optique poignet, et ça mérite qu'on s'y arrête sérieusement.
Ce que les tests FC révèlent vraiment
Le test le plus exigeant s'est déroulé lors d'une simulation Hyrox en salle à 33°C. La chaleur, c'est l'ennemi numéro un des capteurs PPG (photopléthysmographie) : la vasodilatation cutanée perturbe les variations de volume sanguin que le capteur optique tente de lire via sa lumière LED. Malgré ça, la Cheetah 2 Ultra affiche un biais quasi nul face au Whoop MG, au Garmin HRM-600 (ceinture électrique, donc référence ECG) et au Polar Verity Sense. Trois appareils de référence, trois comparaisons propres dans un environnement thermique hostile. C'est un résultat solide.
Sur vélo route en sprint, la montre ressort avec des limites de concordance de ±3 bpm. Pour rappel, le Fitbit Air se situe à ±6 bpm dans les mêmes conditions, face aux mêmes références Whoop MG et Polar Verity Sense. Le sprint vélo est un contexte brutal pour la FC optique : les mouvements du poignet, les vibrations du guidon et les transitions rapides d'intensité brouillent le signal PPG. Tenir ±3 bpm dans ce contexte, c'est au niveau de ce que font les meilleurs capteurs du marché, Garmin Forerunner 965 ou Polar Grit X2 Pro inclus.
Ultra vs Pro : 150 £ pour quoi exactement ?
L'Amazfit Cheetah 2 Pro est sorti quatre semaines avant l'Ultra, et les fiches techniques sont quasi identiques. On a mis dix minutes à identifier les vraies différences. L'Ultra ajoute un capteur SmO2, la saturation en oxygène musculaire, mesure optique qui renseigne sur l'oxygénation locale du muscle pendant l'effort. C'est une métrique qu'on retrouve sur des appareils spécialisés comme le Moxy Monitor, mais rarement intégrée dans une montre grand public à ce niveau de prix. L'Ultra embarque aussi des finitions supérieures sur certains détails de boîtier. Mais honnêtement, pour un coureur qui fait du 10 km au semi-marathon sans ambition de mesurer sa désoxygénation musculaire, le Pro à 150 £ de moins fait le même travail sur FC, GPS et métriques de course.
Pour les athlètes Hyrox ou les cyclistes qui veulent comprendre leur seuil de fatigue musculaire en temps réel, le SmO2 a une valeur concrète. On peut identifier à quel moment les muscles commencent à manquer d'oxygène avant même que la FC ou la puissance ne s'effondrent. C'est une fenêtre sur la physiologie de l'effort que ni Garmin Forerunner 965 ni Coros Pace 3 n'offrent nativement. Le Polar Vantage V3 s'en approche avec son capteur musculaire, mais dans un format et un prix différents. [On a détaillé les différences Ultra vs Pro dans notre comparatif dédié.](/fr/articles/amazfit-hybridcharge-score-de-recuperation-biometrique-declaratif-teste-2026-05-29)
Autonomie, GPS et trail : le contexte complet
La FC optique performante ne sert à rien si la montre s'éteint au kilomètre 80. On a déjà publié [un test d'autonomie complet sur 55 heures en conditions réelles](/fr/articles/amazfit-cheetah-2-ultra-55h-de-batterie-testee-sur-100-km-2026-05-24), et les résultats tiennent la route face à ce que Coros Vertix 2S et Garmin Fenix 8 proposent dans leurs modes GPS standard. Le GPS multi-bandes est présent sur l'Ultra, et [notre test trail et montée](/fr/articles/amazfit-cheetah-2-ultra-gps-batterie-et-trail-face-a-garmin-2026-05-25) le confirme face aux traces Garmin de référence.
Ce qui manque ou déçoit reste identifiable. L'écosystème Zepp n'a pas la profondeur analytique de Garmin Connect ou de Polar Flow. Les plans d'entraînement adaptatifs sont présents mais moins sophistiqués que ce que propose le Forerunner 965 avec ses suggestions quotidiennes basées sur le Training Readiness. La compatibilité Stryd est fonctionnelle mais pas aussi fluide que sur Garmin ou Coros pour l'exploitation des métriques de puissance course. Et le SmO2, aussi intéressant soit-il, reste une donnée brute que Zepp n'exploite pas encore dans des recommandations concrètes d'entraînement.
Verdict : l'Amazfit Cheetah 2 Ultra s'adresse à l'athlète d'endurance qui veut une FC optique fiable en conditions difficiles (chaleur, vélo, Hyrox) sans payer le prix Garmin Fenix 8 ou Polar Vantage V3. Le SmO2 justifie le surcoût face au Pro uniquement pour les athlètes qui savent déjà quoi faire de cette métrique. Pour les autres, le [Cheetah 2 Pro reste le choix rationnel](/fr/articles/amazfit-hybridcharge-score-de-recuperation-biometrique-declaratif-teste-2026-05-29) à 150 £ de moins.
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